Rédaction : La nouvelle fantastique !

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Publié le 26 nov. 2010 il y a 3A Fin › 30 nov. 2010 3A
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SUJET DU DEVOIR

Ecrire la suite de cette nouvelle fantastique ...

un soir d'automne, le narrateur, qui vit seul, se sentant soudain bien triste, sort de chez lui et erre dans les rues de la ville sans rencontrer un ami.

OÙ J'EN SUIS DANS MON DEVOIR

[...] J'errai longtemps ainsi, et vers minuit, je me mis en route pour rentrer chez moi.

J'étais fort calme, mais fort las.

Mon concierge, qui se couche avant onze heures, m'ouvrit tout se suite, contrairement à son habitude ; et je pensai : >>Tiens, un autre locataire vient sans doute de remonter. >>

Quand je sors de chez moi, je donne toujours à ma porte deux tours de clef.

Je la trouvai simplement tirée, et cela me frappa.

Je supposai qu'on m'avait monté des lettres dans ma soirée.

J'entrai.

Mon feu brûlait encore et éclairait même un peu l'appartement.

Je pris une bougie pour l'allumer au foyer, lorsqu'en jetant mes yeux devant moi, j'aperçus quelqu'un assis dans mon fauteuil, et qui se chauffait les pieds en me tournant le dos.

Je n'us pas peur, oh ! non, pas moins que le monde.

Une supposition très vraisemblable me traversa l'esprit ; celle qu'un de mes amis était venu me voir.

La concierge, prévenue par moi à ma sortie, avait dit que j'allais rentrer, avait prêter sa clef.

Et toutes les circonstances de mon retour, en une seconde, me revinrentà la pensée : le cordon tiré tout de suite, ma porte seulement poussée.

Mon ami, dont je ne voyais que les cheveux, s'était endormi devant mon feu en m'attendant, et je m'avançai pour le réveille.

Je le voyais parfaitement, un de ses bras pendant à droite ; ses pieds étaient croisés l'un sur l'autre ; sa tête, penchée un peu sur le côté gauche du fauteuil, indiquait bien le sommeil.

Je me demandais : << Qui est-ce ? >> On y voyait peu d'ailleur dans la pièce.

J'avançais la main pour lui toucher l'épaule !...

Je rencontrais le bois du siège !

Il n'y avait plus personne.

Le fauteuil était vide !

Quel sursaut, miséricorde !

Je reculai d'abord comme si un danger terrible eût apparu devant moi.

Puis je me retournai, sentant quelqu'un derrière mon dos ; puis aussitôt, un impérieux besoin de revoir le fauteuil me fit pivoter encore une fois.

Et je me demeurai debout, haletant d'épouvante, tellement éperdu que n'avais plus une pensée, prêt à tomber.
[...]



Consignes :

- Vous conserverez de bout en bout l'ambiance d'angoisse, d'inquiétante étrangeté propre au fantastique.

- Vous introduirez une description du cadre spatio-temporel à la fois réaliste et inquiétante.

- Vous emploierez au moin dix mots appartenant au champ lexical de la peur.

- Vous veillerez à reprendre les procédés d'écriture du texte (ponctuation expressive par exemple).

- Vous veillerez à maintenir jusqu'au bout le doute, l'hésitation entre une explication rationnelle et une explication surnaturel : tout bascule dans le merveilleux et l'irrationnel sera hors-sujet.

- Vous finirez par une chute.

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