Commentaire composé phèdre acte 1 scène 3

Publié le 10 févr. 2020 il y a 1A par arkenkhaled - Fin › 13 févr. 2020 dans 1A
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Sujet du devoir

 

Cruelle ! quand ma foi vous a-t-elle déçue ?
Songez-vous qu’en naissant mes bras vous ont reçue ?
Mon pays, mes enfants, pour vous j’ai tout quitté.
Réserviez-vous ce prix à ma fidélité ?
 
PHÈDRE
Quel fruit espères-tu de tant de violence ?
Tu frémiras d’horreur si je romps le silence.
 
ŒNONE.
Et que me direz-vous qui ne cède, grands dieux !
À l’horreur de vous voir expirer à mes yeux ?
 
PHÈDRE.
Quand tu sauras mon crime et le sort qui m’accable,
Je n’en mourrai pas moins : j’en mourrai plus coupable.
 
ŒNONE.
Madame, au nom des pleurs que pour vous j’ai versés,
Par vos faibles genoux que je tiens embrassés,
Délivrez mon esprit de ce funeste doute.
 
PHÈDRE.
Tu le veux ? lève-toi.
 
ŒNONE.
Parlez : je vous écoute.
 
PHÈDRE.
Ciel ! que lui vais-je dire ? et par où commencer ?
 
ŒNONE.
Par de vaines frayeurs cessez de m’offenser.
 
PHÈDRE.
Ô haine de Vénus ! ô fatale colère !
Dans quels égarements l’amour jeta ma mère !
 
ŒNONE.
Oublions-les, madame ; et qu’à tout l’avenir
Un silence éternel cache ce souvenir.
 
PHÈDRE.
Ariane, ma sœur ! de quel amour blessée
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
 
ŒNONE.
Que faites-vous, madame ? et quel mortel ennui
Contre tout votre sang vous anime aujourd’hui ?
 
PHÈDRE.
Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable
Je péris la dernière et la plus misérable.
 
ŒNONE.
Aimez-vous ?
 
PHÈDRE.
De l’amour j’ai toutes les fureurs.
 
ŒNONE.
Pour qui ?
 
PHÈDRE.
Tu vas ouïr le comble des horreurs…
J’aime… À ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J’aime…
 
ŒNONE.
Qui ?
 
PHÈDRE.
Tu connais ce fils de l’Amazone,
Ce prince si longtemps par moi-même opprimé…
 
ŒNONE.
Hippolyte ? Grands dieux !
 
PHÈDRE.
C’est toi qui l’as nommé !
 
ŒNONE.
Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace !
Ô désespoir ! ô crime ! ô déplorable race !
Voyage infortuné ! Rivage malheureux,
Fallait-il approcher de tes bords dangereux



2 commentaires pour ce devoir


Entrechat
Entrechat
Posté le 10 févr. 2020

- une scène d'aveu

- le rôle de la fatalité

- le désespoir de Phèdre

houda69
houda69
Posté le 10 févr. 2020

Le plan doit être équilibré en ce sens que chacune des parties doit être à peu près de même longueur. Si ce n’est pas le cas, c’est que le plan est mal construit : il faut alors le revoir. Le plan est préférablement progressif : les analyses les plus simples viennent avant, et les analyses les plus complexes, les plus approfondies, viennent après. L’idée est d’aller de l’évidence (premières impressions sur le texte) vers le sens caché (c’est-à-dire les aspects du texte qui ne sont pas perceptibles dès la première lecture). Un plan progressif montre que l’analyse qui a été faite sur le texte est une analyse organisée, et c’est l’un des aspects essentiels du commentaire composé : le plan progressif permet effectivement de montrer votre cheminement intellectuel. Le plan progressif est également une bonne stratégie d’argumentation : d’une part la réponse à la problématique du texte s’élabore graduellement (avec les arguments les plus forts à la fin de chacune des différentes parties), d’autre part l’intérêt du lecteur (correcteur) est maintenu jusqu’à la fin du devoir. Le texte peut présenter des thèmes pluriels ; dans ce cas, il est possible de construire un plan thématique en insistant sur l’organisation harmonieuse, cohérente, des différents thèmes : c’est cette cohérence qui donne au texte tout son intérêt. L’écueil à éviter dans ce type de plan est la fameuse dissociation fond et forme. Il est donc nécessaire de corréler la signification du texte et le travail de l’écriture qui a été mené à bien par l’auteur.


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