Devoir 1 français Cned, question 2

Publié le 14 oct. 2010 il y a 9A par Anonyme - Fin › 15 oct. 2010 dans 9A
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Sujet du devoir

Bonjour, j'ai pour mon 1er devoir de français la question "Comparez les différentes visions du couple proposées par les 3 textes du corpus et montrez, en vous appuyant sur le point de vue des narrateurs et les procédés littéraires employés, comment cette représentation du couple dans la société évolue d'un texte à l'autre"
Je ne sait pas du tout quoi mettre en réponse, en fait je ne comprends pas ce qu'ils veulent dire pas 'visions du couple' :/
Voici les trois textes:
TEXTE A: Princesse de Clèves, Mme de la Fayette (1678)
Mlle de Chartres, qui est devenue Mme de Clèves à la suite d'un mariage de raison, rencontre le duc de Nemours lors d'un bal donné en 1559 à la cour du roi de France.

Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisait au Louvre. Lorsqu'elle arriva, l'on admira sa beauté et sa parure ; le bal commença et, comme elle dansait avec M. de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu'un qui entrait et à qui on faisait place. Mme de Clèves acheva de danser, et pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le Roi lui cria de prendre celui qui arrivait. Elle se tourna et vit un homme qu'elle crut d'abord ne pouvoir être que M. de Nemours, qui passait par-dessus quelque siège pour arriver où l'on dansait. Ce prince était fait d'une sorte qu'il était difficile de n'être pas surprise de le voir quand on ne l'avait jamais vu, surtout ce soir-là, où le soin qu'il avait pris de se parer augmentait encore l'air brillant qui était dans sa personne ; mais il était difficile aussi de voir Mme de Clèves pour la première fois sans avoir un grand étonnement.
M. de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorsqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges.Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini, sans leur donner le loisir de parler à personne, et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point.

– Pour moi, Madame, dit monsieur de Nemours, je n'ai pas d'incertitude ; mais comme madame de Clèves n'a pas les mêmes raisons pour deviner qui je suis que celles que j'ai pour la reconnaître, je voudrais bien que Votre Majesté eût la bonté de lui apprendre mon nom.

– Je crois, dit madame la dauphine, qu'elle le sait aussi bien que vous savez le sien.

– Je vous assure, Madame, reprit madame de Clèves, qui paraissait un peu embarrassée, que je ne devine pas si bien que vous pensez.

– Vous devinez fort bien, répondit madame la dauphine ; et il y a même quelque chose d'obligeant pour monsieur de Nemours, à ne vouloir pas avouer que vous le connaissez sans l'avoir jamais vu.

TEXTE B: Lucien Leuwen, Stendhal (1834-35, inachevé)
Le sous-lieutenant Lucien Leuwen, fils d'un très riche homme d'affaires parisien, a suivi son régiment jusqu'à Nancy. Il y rencontre madame de Chasteller, une jeune veuve dont il tombe amoureux.

Lucien leva les yeux et vit une grande maison, moins mesquine que celles devant lesquelles le régiment avait passé jusque-là ; au milieu d'un grand mur blanc, il y avait une persienne peinte en vert perroquet. "Quel choix de couleurs voyantes ont ces marauds de provinciaux !"
Lucien se complaisait dans cette idée peu polie lorsqu'il vit la persienne vert perroquet s'entrouvrir un peu ; c'était une jeune femme blonde qui avait des cheveux magnifiques et l'air dédaigneux : elle venait voir défiler le régiment. Toutes les idées tristes de Lucien s'envolèrent à l'aspect de cette jolie figure ; son âme en fut ranimée. Les murs écorchés et sales des maisons de Nancy, la boue noire, l'esprit envieux et jaloux de ses camarades, les duels nécessaires, le méchant pavé sur lequel glissait la rosse qu'on lui avait donné, peut-être exprès, tout disparut. Un embarras sous une voûte, au bout de la rue, avait forcé le régiment à s'arrêter. La jeune femme ferma sa croisée et regarda, à demi cachée par le rideau de mousseline brodée de sa fenêtre. Elle pouvait avoir vingt-quatre ou vingt-cinq ans. Lucien trouva dans ses yeux une expression singulière ; était-ce de l'ironie, de la haine, ou tout simplement de la jeunesse et une certaine disposition à s'amuser de tout ?
Le second escadron, dont Lucien faisait partie, se remit en mouvement tout à coup : Lucien les yeux fixés sur la fenêtre vert perroquet, donna un coup d'éperon à son cheval, qui glissa, tomba et le jeta par terre.

TEXTE C: Incipit de Clair de femme, Romain Gary (1977)
La femme de Michel Folain, commandant de bord, se meurt. Elle lui a demandé de partir, de chercher une autre femme afin de continuer à vivre en elle, au-delà de la mort. Désemparé, il se heurte à Lydia Towarski, dont la petite fille est morte six mois auparavant dans un accident de voiture et qui considère son mari comme responsable de l'accident.

Je descendis du taxi et la heurtai, avec ses paquets, en ouvrant la portière : pain, oeufs, lait se répandirent
sur le trottoir - et c’est ainsi que nous nous sommes rencontrés, sous la petite pluie fine qui s’ennuyait.
Elle devait avoir mon âge, à quelques années près. Un visage qui semblait avoir attendu les cheveux blancs
pour réussir ce que la jeunesse et l’agrément des traits n’avaient fait qu’esquisser comme une promesse.
Elle paraissait essoufflée, comme si elle avait couru et craint d’arriver trop tard. Je ne crois pas aux pressentiments,
mais il y a longtemps que j’ai perdu foi en mes incroyances. Les « je n’y crois plus » sont encore
des certitudes et il n’y a rien de plus trompeur.
J’essayai de ramasser ce qui restait de vivres à mes pieds et faillis tomber. Je devais être assez clownesque.
– Laissez...
– Je suis désolé, désolé… Excusez-moi…
Elle riait. Les rides se creusaient autour des yeux, et les années se posaient, venaient reprendre leur place.
– Ce n’est vraiment pas grand-chose, comme casse. Il y a tellement mieux…
Déjà, elle se détournait et je craignis le pire : se manquer par «comme il faut», respect des convenances et
bon usage du monde.
Ce fut le chauffeur du taxi qui nous sauva.




Où j'en suis dans mon devoir

J'ai chercher sur internet et sur ce site avec tout les mot clé possibles et rien trouvé.
Pour le moment je n'ai écris que :
'Nous allons voir les différentes visions du couple pour chacun de ces textes ; d’après le point de vue des narrateurs et les procédés littéraires employés, nous expliquerons comment cette représentation du couple dans la société évolue d’un texte à l’autre. Enfin nous les comparerons.'
Je ne trouve pas vraiment de début pour la question, bref je suis paumée.
Merci d'avance :)



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