Je peine à comprendre un texte donné pour un commentaire littéraire, j'ai besoin d'aide s'il vous plaît !

Publié le 15 janv. 2022 il y a 10 mois par digiSchool_1ère - Fin › 18 janv. 2022 dans 10 mois
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Sujet du devoir

Il m'est demandé de composer un commentaire littéraire du texte que voici :

 

Le premier précepteur.

Sapientissime doctor, comment se porte Votre Seigneurie ? Le trésor de votre précieuse santé est-il dans une assiette régulière, et votre équilibre se maintient-il convenable par ces tempêtes où nous voilà ?

 
Le deuxième précepteur.

C’est chose grave, seigneur docteur, qu’une rencontre aussi érudite et aussi fleurie que la vôtre, sur cette terre soucieuse et lézardée. Souffrez que je presse cette main gigantesque, d’où sont sortis les chefs-d’œuvre de notre langue. Avouez-le, vous avez fait depuis peu un sonnet.

 
Le petit Salviati.

Canaille de Strozzi que tu es !

 
Le petit Strozzi.

Ton père a été rossé, Salviati.

 
Le premier précepteur.

Ce pauvre ébat de notre muse serait-il allé jusqu’à vous, qui êtes homme d’art si consciencieux, si large et si austère ? Des yeux comme les vôtres, qui remuent des horizons si dentelés, si phosphorescents, auraient-ils consenti à s’occuper des fumées peut-être bizarres et osées d’une imagination chatoyante ?

 
Le deuxième précepteur.

Oh ! si vous aimez l’art, et si vous nous aimez, dites-nous, de grâce, votre sonnet. La ville ne s’occupe que de votre sonnet.

 
Le premier précepteur.

Vous serez peut-être étonné que moi, qui ai commencé par chanter la monarchie en quelque sorte, je semble cette fois chanter la république.

 
Le petit Salviati.

Ne me donne pas de coups de pied, Strozzi.

 
Le petit Strozzi.

Tiens, chien de Salviati, en voilà encore deux.

 
Le premier précepteur.

Voici les vers :

Chantons la liberté, qui refleurit plus âpre…

 
Le petit Salviati.

Faites donc finir ce gamin-là, monsieur ; c’est un coupe-jarret. Tous les Strozzi sont des coupe-jarrets.

 
Le deuxième précepteur.

Allons ! petit, tiens-toi tranquille.

 
Le petit Strozzi.

Tu y reviens en sournois ! Tiens ! canaille, porte cela à ton père, et dis-lui qu’il le mette avec l’estafilade qu’il a reçue de Pierre Strozzi, empoisonneur que tu es ! Vous êtes tous des empoisonneurs.

 
Le premier précepteur.

Veux-tu te taire, polisson !

Il le frappe.
 
Le petit Strozzi.

Aïe ! aïe ! il m’a frappé.

 
Le premier précepteur.

Chantons la liberté, qui refleurit plus âpre,
Sous des soleils plus mûrs et des cieux plus vermeils.

 
Le petit Strozzi.

Aïe ! aïe ! il m’a écorché l’oreille.

 
Le deuxième précepteur.

Vous avez frappé trop fort, mon ami.

Le petit Strozzi rosse le petit Salviati.
 
Le premier précepteur.

Eh bien ! qu’est-ce à dire ?

 
Le deuxième précepteur.

Continuez, je vous en supplie.

 
Le premier précepteur.

Avec plaisir ; mais ces enfants ne cessent pas de se battre.

Les enfants sortent en se battant. Ils les suivent.

Où j'en suis dans mon devoir

Pour le moment, j'ai rédigé le début de mon introduction à laquelle il me faudra ajouter ma problématique et annoncer mon plan. Concernant le plan, justement, je pense pouvoir montrer le registre comique de ce texte, l'opposition entre les précepteurs et les enfants, et il serait peut-être intéressant de pointer du doigt le climat politique de la pièce mais voilà je ne sais pas comment m'y prendre et je ne suis pas sûre de bien avoir compris le texte. Je vous remercie de l'aide que vous pourrez m'apporter.




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