devoir 2 francais

Publié le 21 juil. 2018 il y a 30 jours par warstrolo - Fin › 24 juil. 2018 dans 27 jours
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Sujet du devoir

Après de nombreux voyages, René est rentré en France. Il se retire à la campagne où il
découvre les plaisirs de la promenade.
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J’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un
de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt
j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de
broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques,
qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, alors
même qu’il exprime le bonheur. Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où
il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur
le ton consacré aux soupirs.
Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait
peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une
cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui
tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang
désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée
a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui
volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains
où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait
: je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait
me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le
vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton
coeur demande. »
« Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une
autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant
dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme
possédé par le démon de mon coeur.
François-René de Chateaubriand, René, 1802.

 

Toutes les réponses aux questions suivantes seront rédigées, justifiées et développées.
a. Nature et états d’âme 6 points
1. Relève les différents éléments de la nature évoqués dans ce passage. Quelle
valeur symbolique leur accordes-tu ?
2. Quel état d’esprit permet de faire le lien entre la nature et les états d’âmes
du narrateur ?
3. Le narrateur éprouve des sentiments contradictoires. Lesquels ?
b. Une vision poétique du monde ? 6 points
1. Relève une image qui évoque le mythe d’Orphée, identifie-la et commente-la.
2. Pourquoi pourrait-on qualifier ce texte de lyrique ?
3. Es-tu sensible à la poésie de cet extrait ?




11 commentaires pour ce devoir


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Gamy
Gamy
Posté le 21 juil. 2018

Nature et états d’âme 6 points

 

J’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un
de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt
j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de
broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques,
qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste,alors
même qu’il exprime le bonheur. Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où
il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur
le ton consacré aux soupirs.
Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait
peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une
cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui
tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang
désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée
a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui
volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains
où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait
: je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait
me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le
vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton
coeur demande. »
« Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une
autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant
dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme
possédé par le démon de mon coeur.
François-René de Chateaubriand, René, 1802.

 

Des sentiments instables, rêverie, tristesse, envie de changement , en osmose avec la nature, perturbé .

Gamy
Gamy
Posté le 21 juil. 2018

Pour le reste , fais des propositions, et n'oublie pas que , bonjour, s'il vous plaît, merci , sont des éléments importants. Ce ne sont pas des robots qui répondent, mais des gens qui prennent sur leur temps libre pour vous aider.

warstrolo
warstrolo
Posté le 22 juil. 2018

merci

Gamy
Gamy
Posté le 22 juil. 2018

Bonne suite.

Essaie de répondre, je vérifierai.

warstrolo
warstrolo
Posté le 23 juil. 2018

a. Nature et états d’âme 6 points

1. Relève les différents éléments de la nature évoqués dans ce passage. Quelle valeur symbolique leur accordes-tu ?

« tempête » L1 « vents » et « nuage »L2 « pâturage » au travers du mot « pâtre » L3

« broussaille » et « bois » L4 « bruyère » et « foret » L9 « feuille sécher » et « vents »   L10 « cime dépouillée des arbres » et « mousse » L11 « Souffle du nord » ; «  tronc d’un chêne » ; « roche écarter » L12  « étangs dessert » L12,13 « jonc flétri » et « vallée »  L13 « oiseaux » L14 « climats » L15 « ailes » L16 « la saison de ta migration » L18 « orages » L21 « vents »L22                « pluie » et « frimât »L23

Les différents éléments montrent qu’on est en fin d’automne

Donc la nature est en état mélancolique ce qui correspond au sentiment du personnage qui a des sentiments mélancoliques  .Dans ce texte chaque élément de la nature de ce mois exprime l’état interne du narrateur « Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! »L11

Il y a aussi la symboliques du voyage qui ici exprime la mort (le dernier voyage de l’homme etant vu comme une migration de l’homme sur la terre migration sur la terre) car « Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! »

 

2. Quel état d’esprit permet de faire le lien entre la nature et les états d’âmes du narrateur ?

La nature est représenter de façon mélancolique car c’est l’automne.

Le narrateur exprime des sentiment de façon mélancolique.

Le narrateur exprime ses sentiment au travers de la nature

3. Le narrateur éprouve des sentiments contradictoires. Lesquels ?

 je ne les trouve pas

b. Une vision poétique du monde ? 6 points

1. Relève une image qui évoque le mythe d’Orphée, identifie-la et commente-la.

« Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes » (L6- L7)

Cette phrase fait référence au mythe d’Orphée à cause de la lyre (instrument qu’Apollon aurait offert à Orphée).

 

2. Pourquoi pourrait-on qualifier ce texte de lyrique ?

Ce texte peut être qualifié de lyrique car il exprime des sentiments à travers de la nature et est écrit à la première personne.

Ce texte est un poème en prose car il n’y a pas de vers ni de rimes

3. Es-tu sensible à la poésie de cet extrait ? 

pour cette question je ne sait pas quoi repondre

 

prairiale
prairiale
Posté le 22 juil. 2018

3.b.1

 

L'allusion au mythe d'Orphée :

Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.

 

3.b.2

Le lyrisme est l'expression d'une émotion personnelle intense. Il se caractérise par l'implication du JE, l'évocation des sentiments et des états d'âme.

On parle, avec Chateaubriand, de "préromantisme".

 

warstrolo
warstrolo
Posté le 23 juil. 2018

tu peut me dire qu'es qu'il veule dire par la "commente-la"

parce-que je ne sait pas quoi faire

Gamy
Gamy
Posté le 23 juil. 2018

. Relève une image qui évoque le mythe d’Orphée, identifie-la et commente-la.

Ce qui veut dire "explique" .

regarde et utilise le commentaire de Prairiale .

 

https://fr.vikidia.org/wiki/Orph%C3%A9e

 

 

Gamy
Gamy
Posté le 23 juil. 2018

Quelle valeur symbolique leur accordes-tu ?

La fin de la vie, l'approche de la mort .

Regrets, nostalgie, peur,  décrépitude .

Gamy
Gamy
Posté le 23 juil. 2018

3. Le narrateur éprouve des sentiments contradictoires. Lesquels ?

 je ne les trouve pas

 

Tantôt j’aurais voulu être un
de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt
j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de
broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois.

 

J’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes.

J’écoutais ses chants mélancoliques,

Gamy
Gamy
Posté le 23 juil. 2018

3. Es-tu sensible à la poésie de cet extrait ?

Apprécies-tu ou non?

Explique pourquoi . ( Style? vocabulaire? objectif? mélancolie?  images?... )


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