La cafetiere recit et questionnaire

Publié le 2 mars 2021 il y a 1M par mido.marcq - Fin › 5 mars 2021 dans 1M
10

Sujet du devoir

TRAVAIL
sur
LA CAFETIERE
Lisez
la nouvelle
«
La cafetière
» et répondez aux questions suivantes
sur
cette feuille ou
sur une feuille simple.
1/ S
urlignez tou
s les mots
ou groupes de mots qui expriment la peur.
Que remarque
z
-
vous
?
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
2/
A
pa
rtir de quelle
ligne
se manifeste le
fantastique dans
ce ré
c
it
?
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
3/
Qu
’est
-
ce qui prend vie
?
Citez
tous les objets
concernés
.
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
4/ Que nous révèle la fin du texte
grâce au dessin du narrateur
?
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
LA CAFETIERE
,
Théophile G
AUTIER
J’ai vu sous de sombres voiles
Onze étoiles,
La lune, aussi le soleil,
4
Me faisant la révérence,
En silence,
Tout le long de mon
sommeil.
(
La vision
de Jacob.
)
8
I
L’année dernière, je fus invité, ainsi que deux de mes camarades d’atelier, Arrigo Cohic et
Pedrino Borgnioli, à passer quelques jours dans une terre au fond de la Normandie.
12
Le temps, qui, à notre départ, promettait d’être
superbe, s’avisa de changer t
out à coup, et il
tomba tant de pluie, que les chemins creux où nous marchions étaient comme le lit d’un
torrent.
Nous enfoncions dans la bourbe jusqu’aux genoux, une couche épaisse de terre grasse s’était
16
attachée aux semelle
s de nos bottes, et par sa pes
anteur ralentissait tellement nos pas, que
nous n’arrivâmes au lieu de notre destination qu’une heure après le coucher du soleil.
Nous étions harassés
; aussi, notre hôte, voyant les efforts que nous faisions pour comprimer
no
s bâillements et tenir les yeu
x ouverts, aussitôt que nous eûmes soupé, nous fit conduire
20
chacun dans notre chambre.
La mienne était vaste
; je sentis, en y entrant, comme un frisson de fièvre, car il me sembla
que j’entrais dans un monde nouveau.
En effet
, l’on aurait pu se croire au
temps de la Régence, à voir les dessus de porte de Boucher
24
représentant les quatre Saisons, les meubles surchargés d’ornements de rocaille du plus
mauvais goût, et les trumeaux des glaces sculptés lourdement.
Rien n’était déra
ngé. La toilette couverte de b
oîtes à peignes, de houppes à poudrer, paraissait
avoir servi la veille. Deux ou trois robes de couleurs changeantes, un éventail semé de
28
paillettes d’argent, jonchaient le parquet bien ciré, et, à mon grand étonnement, une ta
batière
d’écaille ouverte sur
la cheminée était pleine de tabac encore frais.
Je ne remarquai ces choses qu’après que le domestique, déposant son bougeoir sur la table
de nuit, m’eut souhaité un bon somme, et, je l’avoue, je commençai à trembler comme la
32
f
euille. Je me déshabillai prom
ptement, je me couchai, et, pour en finir avec ces sottes
frayeurs, je fermai bientôt les yeux en me tournant du côté de la muraille.
Mais il me fut impossible de rester dans cette position
: le lit s’agitait sous moi comme un
e
vague, mes paupières se reti
raient violemment en arrière. Force me fut de me retourner et
36
de voir.
Le feu qui flambait jetait des reflets rougeâtres dans l’appartement, de sorte qu’on pouvait
sans peine distinguer les personnages de la tapisserie et les
figures des portraits enfumés
pendus à la muraille.
40
C’étaient les aïeux de notre hôte, des chevaliers bardés de fer, des conseillers en perruque, et
de belles dames au visage fardé et aux cheveux poudrés à blanc, tenant une rose à la main.
Tout à coup le f
eu prit un étrange degré d’act
ivité
; une lueur blafarde illumina la chambre, et
je vis clairement que ce que j’avais pris pour de vaines peintures était la réalité
; car les
44
prunelles de ces êtres encadrés remuaient, scintillaient d’une façon singulière
;
leurs lèvres
s’ouvraient et s
e fermaient comme des lèvres de gens qui parlent, mais je n’entendais rien
que le tic
-
tac de la pendule et le sifflement de la bise d’automne.
Une terreur insurmontable s’empara de moi, mes cheveux se hérissèrent sur mon front
, mes
48
dents s’entre
-
choquèrent
à se briser, une sueur froide inonda tout mon corps.
La pendule sonna onze heures. Le vibrement du dernier coup retentit longtemps, et, lorsqu’il
fut éteint tout à fait...
Oh
! non, je n’ose pas dire ce qui arriva, personne ne
me croirait, et l’on me prendr
ait pour un
52
fou.
Les bougies s’allumèrent toutes seules
; le soufflet, sans qu’aucun être visible lui imprimât le
mouvement, se prit à souffler le feu, en râlant comme un vieillard asthmatique, pendant que
les pincettes fourgo
nnaient dans les tisons et que
la pelle relevait les cendres.
56
Ensuite une cafetière se jeta en bas d’une table où elle était posée, et se dirigea, clopin
-
clopant, vers le foyer, où elle se plaça entre les tisons.
Quelques instants après, les fauteuils comm
encèrent à s’ébranler, et, agi
tant leurs pieds
tortillés d’une manière surprenante, vinrent se ranger autour de la cheminée.
60
II
Je ne savais que penser de ce que je voyais
; mais ce qui me restait à voir était encore bien
plus extraordinaire.
64
Un des portraits, le plus ancien de tous, c
elui d’un gros joufflu à barbe grise, ressemblant, à
s’y méprendre, à l’idée que je me suis faite
du vieux sir John Falstaff, sortit, en grimaçant, la
tête de son cadre, et, après de grands efforts, ayant fait passer ses épaules et son ventre
rebondi entre
les ais étroits de la bordure, sauta lourdement par terre.
68
Il n’eut pas plutôt pris haleine, qu’i
l tira de la poche de son pourpoint une clef d’une petitesse
remarquable
; il souffla dedans pour s’assurer si la forure était bien nette, et il l’appliqua à
tous les cadres les uns après les autres.
Et tous les cadres s’élargirent de façon à laisser passe
r aisément les figures qu’ils renfermaient.
72
Petits abbés poupins, douairières sèches et jaunes, magistrats à l’air grave ensevelis dans de
grandes robes noire
s, petits
-
maîtres en bas de soie, en culotte de prunelle, la pointe de l’épée
en haut, tous ces pe
rsonnages présentaient un spectacle si bizarre, que, malgré ma frayeur,
je ne pus m’empêcher de rire.
76
Ces dignes personnages s’assirent
; la cafetière sauta l
égèrement sur la table. Ils prirent le café
dans des tasses du Japon blanches et bleues, qui accou
rurent spontanément de dessus un
secrétaire, chacune d’elles munie d’un morceau de sucre et d’une petite cuiller d’argent.
Quand le café fut pris, tasses, caf
etière et cuillers disparurent à la fois, et la conversation
80
commença, certes la plus curieuse que
j’aie jamais ouïe, car aucun de ces étranges causeurs
ne regardait l’autre en parlant
: ils avaient tous les yeux fixés sur la pendule.
Je ne pouvais moi
-
mêm
e en détourner mes regards et m’empêcher de suivre l’aiguille, qui
marchait vers minuit à pas impe
rceptibles.
84
Enfin, minuit sonna
; une voix, dont le timbre était exactement celui de la pendule, se fit
entendre et dit
:
Voici l’heure, il faut danser.
Tou
te l’assemblée se leva. Les fauteuils se reculèrent de leur propre mouvement
; alors,
88
chaque caval
ier prit la main d’une dame, et la même voix dit
:
Allons, messieurs de l’orchestre, commencez
!
J’ai oublié de dire que le sujet de la tapisserie était un
concerto italien d’un côté, et de l’autre
une chasse au cerf où plusieurs valets donnaient du cor.
Les piqueurs et les musiciens, qui,
92
jusque
-
là, n’avaient fait aucun geste, inclinèrent la tête en signe d’adhésion.
Le maestro leva sa baguette, et une harmo
nie vive et dansante s’élança des deux bouts de la
salle. On dansa d’abord le menuet.
Mais les not
es rapides de la partition exécutée par les musiciens s’accordaient mal avec ces
96
graves révérences
: aussi chaque couple de danseurs, au bout de quelques minu
tes, se mit à
pirouetter, comme une toupie d’Allemagne.
Les robes de soie des femmes, froissées da
ns ce tourbillon dansant, rendaient des sons d’une
nature particulière
; on aurait dit le bruit d’ailes d’un vol de pigeons. Le vent qui s’engouffrait
100
par
-
des
sous les gonflait prodigieusement, de sorte qu’elles avaient l’air de cloches en branle.
L’archet
des virtuoses passait si rapidement sur les cordes, qu’il en jaillissait des étincelles
électriques. Les doigts des flûteurs se haussaient et se baissaient co
mme s’ils eussent été de
vif
-
argent
; les joues des piqueurs étaient enflées comme des ballons, et
tout cela formait un
104
déluge de notes et de trilles si pressés et de gammes ascendantes et descendantes si
entortillées, si inconcevables, que les démons eux
-
mêmes n’auraient pu deux minutes suivre
une pareille mesure.
Aussi, c’était pitié de voir tous les
efforts de ces danseurs pour rattraper la cadence. Ils
108
sautaient, cabriolaient, faisaient des ronds de jambe, des jetés battus et des entrechats de
trois pie
ds de haut, tant que la sueur, leur coulant du front sur les yeux, leur emportait les
mouches et l
e fard. Mais ils avaient beau faire, l’orchestre les devançait toujours de trois ou
quatre notes.
112
La pendule sonna une heure
; ils s’arrêtèrent. Je vis quelqu
e chose qui m’était échappé
: une
femme qui ne dansait pas.
Elle était assise dans une bergère au
coin de la cheminée, et ne paraissait pas le moins du
monde prendre part à ce qui se passait autour d’elle.
116
Jamais, même en rêve, rien d’aussi parfait ne s’ét
ait présenté à mes yeux
; une peau d’une
blancheur éblouissante, des cheveux d’un blond cendré, de
longs cils et des prunelles bleues,
si claires et si transparentes, que je voyais son âme à travers aussi distinctement qu’un caillou
au fond d’un ruisseau.
120
Et je sentis que, si jamais il m’arrivait d’aimer quelqu’un, ce serait elle. Je me précipitai hors
du lit, d’où jusque
-
là je n’avais pu bouger, et je me dirigeai vers elle, conduit par quelque chose
qui agissait en moi sans que je pusse m’en rendre compte
; et je me trouvai à ses genoux, une
de ses mains dans les miennes, causant avec elle comme si je
l’eusse connue depuis vingt ans.
124
Mais, par un prodige bien étrange, tout en lui parlant, je marquais d’une oscillation de tête la
musique qui n’avait pas cess
é de jouer
; et, quoique je fusse au comble du bonheur
d’entretenir une aussi belle personne, les
pieds me brûlaient de danser avec elle.
Cependant je n’osais lui en faire la proposition. Il paraît qu’elle comprit ce que je voulais, car,
128
levant vers le cad
ran de l’horloge la main que je ne tenais pas
:
Quand l’aiguille sera là, nous verrons, mon cher
Théodore.
Je ne sais comment cela se fit, je ne fus nullement surpris de m’entendre ainsi appeler par
mon nom, et nous continuâmes à causer. Enfin, l’heure i
ndiquée sonna, la voix au timbre
132
d’argent vibra encore dans la chambre et dit
:
Angéla, vous pou
vez danser avec monsieur, si cela vous fait plaisir, mais vous savez ce qui
en résultera.
N’importe, répondit Angéla d’un ton boudeur.
136
Et elle passa son bra
s d’ivoire autour de mon cou.
Prestissimo
!
cria la voix.
Et nous commençâmes à valser. Le sein
de la jeune fille touchait ma poitrine, sa joue veloutée
effleurait la mienne, et son haleine suave flottait sur ma bouche.
140
Jamais de la vie je n’avais éprouv
é une pareille émotion
; mes nerfs tressaillaient comme des
ressorts d’acier, mon sang coulait dan
s mes artères en torrent de lave, et j’entendais battre
mon cœur comme une montre accrochée à mes oreilles.
Pourtant cet état n’avait rien de pénible. J’étais
inondé d’une joie ineffable et j’aurais toujours
144
voulu demeurer ainsi, et, chose remarquable, quo
ique l’orchestre eût triplé de vitesse, nous
n’avions besoin de faire aucun effort pour le suivre.
Les assistants, émerveillés de notre agilité, criaient brav
o, et frappaient de toutes leurs forces
dans leurs mains, qui ne rendaient aucun son.
148
Angéla, qui
jusqu’alors avait valsé avec une énergie et une justesse surprenantes, parut tout
à coup se fatiguer
; elle pesait sur mon épaule comme si les jambes lui euss
ent manqué
; ses
petits pieds, qui, une minute auparavant, effleuraient le plancher, ne s’en détac
haient que
lentement, comme s’ils eussent été chargés d’une masse de plomb.
152
Angéla, vous êtes lasse, lui dis
-
je, reposons
-
nous.
Je le veux bien, répondit
-
elle en s’essuyant le front avec son mouchoir. Mais, pendant que
nous valsions, ils se sont tous a
ssis
; il n’y a plus qu’un fauteuil, et nous sommes deux.
Qu’est
-
ce que cela fait, mon bel ange
? Je vous prendrai sur mes genoux.
156
III
Sans faire la moindre
objection, Angéla s’assit, m’entourant de ses bras comme d’une
écharpe blanche, cachant sa tête dans mon sein pour se réchauffer un peu, car elle était
160
devenue froide comme un marbre.
Je ne sais pas combien de temps nous restâmes dans
cette position, car
tous mes sens
étaient absorbés dans la contemplation de cette mystérieuse et fantastique créature.
Je n’avais plus aucune idée de l’heure ni du lieu
; le monde réel n’existait plus pour moi, et
164
tous les liens qui m’y attachent étaient
rompus
; mon âme, dég
agée de sa prison de boue,
nageait dans le vague et l’infini
; je comprenais ce que nul homme ne peut comprendre, les
pensées d’Angéla se révélant à moi sans qu’elle eût besoin de parler
; car son âme brillait
dans son corps comme une
lampe d’albâtre, et l
es rayons partis de sa poitrine perçaient la
168
mienne de part en part.
L’alouette chanta, une lueur pâle se joua sur les rideaux.
Aussitôt qu’Angéla l’aperçut, elle se leva précipitamment, me fit un geste d’adieu, et, après
quelques pas,
poussa un cri et tom
ba de sa hauteur.
172
Saisi d’effroi, je m’élançai pour la relever... Mon sang se fige rien que d’y penser
: je ne
trouvai rien que la cafetière brisée en mille morceaux.
À cette vue, persuadé que j’avais été le jouet de quelque illusion dia
bolique, une telle
fr
ayeur s’empara de moi, que je m’évanouis.
176
I
V
L
orsque je repris connaissance, j’étais dans mon lit
; Arrigo Cohic et Pedrino Borgnioli se
tenaient debout à mon chevet.
180
Aussitôt que j’eus ouvert les
yeux, Arrigo s’écria
:
Ah
! ce n’est pas dommage
! voilà
bientôt une heure que je te frotte les tempes d’eau de
Cologne. Que diable as
-
tu fait cette nuit
? Ce matin, voyant que tu ne descendais pas, je suis
entré dans ta cha
mbre, et je t’ai trouvé tout du long étendu par terre, en habit à la française,
184
serrant d
ans tes bras un morceau de porcelaine brisée, comme si c’eût été une jeune et jolie
fille.
Pardieu
! c’est l’habit de noce de mon grand
-
père, dit l’autre en soulevan
t une des basques
de soie fond rose à ramages verts. Voilà les boutons de strass et de fi
ligrane qu’il nous vantait
188
tant. Théodore l’aura trouvé dans quelque coin et l’aura mis pour s’amuser. Mais à propos de
quoi t’es
-
tu trouvé mal
? ajouta Borgnioli. Cel
a est bon pour une petite
-
maîtresse qui a des
épaules blanches
; on la délace, on lui ôte
ses colliers, son écharpe, et c’est une belle occasion
de faire des minauderies.
192
Ce n’est qu’une faiblesse qui m’a pris
; je suis sujet à cela, répondis
-
je sèchemen
t.
Je me levai, je me dépouillai de mon ridicule accoutrement.
Et puis l’on déjeuna.
Mes
trois camarades mangèrent beaucoup et burent encore plus
; moi, je ne mangeais
196
presque pas, le souvenir de ce qui s’était passé me causait d’étranges distractions.
Le
déjeuner fini, comme il pleuvait à verse, il n’y eut pas moyen de sortir
; chacun s’occup
a
comme il put. Borgnioli tambourina des marches guerrières sur les vitres
; Arrigo et l’hôte
firent une partie de dames
; moi, je tirai de mon album un carré de vélin
, et je me mis à
200
dessiner.
Les linéaments presque imperceptibles tracés par mon crayon, s
ans que j’y eusse songé le
moins du monde, se trouvèrent représenter avec la plus merveilleuse exactitude la cafetière
qui avait joué un rôle si important dans les scè
nes de la nuit.
204
C’est étonnant comme cette tête ressemble à ma sœur Angéla, dit l’hôte,
qui, ayant
terminé sa partie, me regardait travailler par
-
dessus mon épaule.
En effet, ce qui m’avait semblé tout à l’heure une cafetière était bien réellement le pro
fil doux
et mélancolique d’Angéla.
208
De par tous les saints du paradis
! est
-
elle morte o
u vivante
? m’écriai
-
je d’un ton de voix
tremblant, comme si ma vie eût dépendu de sa réponse.
Elle est morte, il y a deux ans, d’une fluxion de poitrine à la suite
d’un bal.
Hélas
! répondis
-
je douloureusement.
212
Et, retenant une larme qui était près de
tomber, je replaçai le papier dans l’album.
Je venais de comprendre qu’il n’y avait plus pour moi de bonheur sur la terre

Où j'en suis dans mon devoir

Il me reste plus que la 4eme question la derniere les autres j'y ai deja repondu !

 

Merci de bien vouloir m'aider !!!!

 

Cordialement M.M élève de 4éme




0 commentaire pour ce devoir



Ils ont besoin d'aide !

Il faut être inscrit pour aider

Crée un compte gratuit pour aider

Je m'inscrisOU

J'ai déjà un compte

Je me connecte