Question de réflexion Epictète

Publié le 18 déc. 2019 il y a 5 mois par Océane bsn - Fin › 22 déc. 2019 dans 5 mois
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Sujet du devoir

Bonsoir,

 

J'ai un souci. En effet, j'ai une analyse de texte à faire en philosophie mais je ne comprends pas grand-chose. Pouvez- vous m'indiquer ne serait-ce qu'un plan et une problématique ? 

 

Le texte : 

« Quelle est l’œuvre de la vertu ? Le calme. Et qui fait des progrès ? Celui qui a lu beaucoup de traités de Chrysippe ? La vertu consiste alors à avoir bien compris Chrysippe ? S’il en est ainsi, reconnaissons que le progrès consiste à comprendre un grand nombre de passages de Chrysippe. Voilà maintenant que, tout en reconnaissant que la vertu nous apporte une chose, nous déclarons que le progrès, qui nous en approche, nous apporte tout autre chose. “En voici un, dit-on, qui est déjà capable de lire tout seul Chrysippe”. Parfait, par les dieux ! tu es en progrès, mon ami : quel progrès ! Pourquoi se moquer de lui ? pourquoi le détourner de la connaissance de ses propres maux ? Si tu lui fais connaître l’œuvre de la vertu, n’est-ce pas pour qu’il sache où chercher le progrès ? Cherche-le, malheureux, là où est ton œuvre à toi. En quoi consiste ton œuvre ? À avoir un désir qui ne manque pas son but et une aversion qui ne te fait pas tomber dans ce que tu veux éviter, à vouloir ou à refuser de vouloir de manière à rester irréprochable, à donner ou à suspendre ton assentiment de façon à ne pas te tromper. De ces trois points, le premier est aussi le plus nécessaire. Mais si c’est dans le tremblement et dans les pleurs que tu cherches à éviter le mal, où donc est ton progrès ?  Montre-moi donc maintenant tes progrès. Si je demandais à un athlète de me montrer ses épaules et s’il me disait : “voici mes haltères”, c’est toi, lui répondrais-je, qui as à les voir ; pour moi, je veux voir ce que tu en fais : “Prends, me dis-tu, ce traité sur la volonté et vois comment je l’ai lu.” Esclave, ce n’est pas cela que je te demande ; je te demande de quelle manière tu veux ou tu ne veux pas, quels sont tes désirs et tes aversions, à quoi tu t’appliques, que sont tes projets, tes dispositions, si, en tout cela, tu te conformes ou non à la nature. Si tu t’y conformes, montre-le moi, et je te dirai que tu es en progrès ; sinon, va-t-en, et ne te contente pas de commenter des livres, écris-en de pareils. À quoi cela te servirait-il ? Ne sais-tu pas que le livre entier vaut cinq deniers ? Son commentateur croit-il valoir plus de cinq deniers ? Ne cherchez donc pas le progrès ailleurs que dans l’œuvre à accomplir. »  

 

Épictète, Entretiens, I, 4, trad. É. Bréhier revue par P. Aubenque, in Les Stoïciens, Paris, Gallimard, 1962.  

 

Merci de votre aide. 

 




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