Antonin Artaud Performance Artistique

Publié le 24 mai 2018 il y a 1A par Anonyme - Fin › 27 mai 2018 dans 1A
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Sujet du devoir

Je me suis plongé sur un travail dont j'ai dû mal à comprendre. Voici la citation :

 

« Sans un élément de cruauté à la base de tout spectacle, le théâtre n'est pas possible. Dans l'état de dégénérescence où nous sommes, c'est par la peau qu'on fera entrer la métaphysique dans les esprits. » Le théâtre de la cruauté, premier manifeste.

Vous produirez une dissertation à partir de cette citation d'Artaud, en montrant tout particulièrement, au travers d'exemples, comment elle préfigure l'émergence de la performance artistique.

 

Je dois donc faire une dissertation là-dessus. Mais je ne comprend pas du tout le lien qu'à Antonin Artaud et la performance ni les exemples que je pourrais citer.

Bonne journée.




2 commentaires pour ce devoir


Prairiale
Prairiale
Posté le 24 mai 2018

Il faut d'abord essayer de comprendre le point de vue d'Artaud qui ne veut pas d'un théâtre où le texte, la parole domine. Il veut aussi un théâtre des corps.

Dans Le théâtre et son double, il se montre très conscient de l’ambiguïté de cette notion de « théâtre de la cruauté » : « (…) Cruauté, quand j’ai prononcé ce mot, a tout de suite voulu dire « sang » pour tout le monde (…) ». Et il est vrai que le répertoire qu’il imagine pour un théâtre selon ses vœux peut paraître inquiétant : Barbe bleue, La prise de Jérusalem, les Contes du Marquis de Sade… En outre, la pièce qu’il a écrite et fait jouer en 1935, Les Cenci, fait la part belle à la violence et à la cruauté des personnages : à l’époque de la Renaissance italienne, le vieux Cenci, qui fait lui-même l’éloge de se turpitudes, a voulu, et peut-être favorisé, la mort de ses deux fils. Il viole sa fille Béatrice, et celle-ci, pour se venger, le fait assassiner par des spadassins qui profitent de son sommeil pour lui enfoncer un clou de charpentier dans l’œil, jusqu’au cerveau – et l’on voit le vieil homme, titubant, rentrer en scène, les deux mains accrochées au clou. Enfin, le dénouement évoque le supplice de Béatrice attachée à une roue. Elle a été condamnée pour l’exemple par un Pape uniquement soucieux de stabilité politique…

Sans doute Artaud est-il allé un peu loin, mais il est lucide, ne nourrit guère d’illusions sur la nature humaine, et sait qu’on ne fait pas plus de bon théâtre sans violence que de bonne littérature avec de bons sentiments : « Or un fait humain, écrit-il, est qu’il n’y a pas de spectacle réussi sans un élément de cruauté ». Dans un autre passage, il parle de flatter « le goût du crime » du spectateur, ses « obsessions érotiques », son « cannibalisme » même. (...).

 

Tu peux ensuite parler d'un théâtre qui divertit

D'un théâtre qui défend des idées

 


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