Je suis en Bts Mode , je n ai jamais fais de philo de ma vie . Je dois rédiger une synthèse de philo en 1 page recto verso pour mon projet pro

Publié le 2 mai 2015 il y a 4A par Anonyme - Fin › 5 mai 2015 dans 4A
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Sujet du devoir

Ma problématique étant : L’adolescence est une période difficile où l'on se cherche, elle se caractérise par la construction de l'identité personnelle. Cette quête est parfois mise à mal par les différences sociales visibles via le style vestimentaire. Comment créer une cohésion entre les élèves en gommant ces codes sociaux ?

Il faudrait se concentrer sur la construction de l'identité personnelle via le vêtement en tant que code identitaire pour créer une culture collective et en partant de ce concept, il faudrait via les refs des notions d'identité personnelle et d'identité collective ,conclure sur comment concilier les deux.

 

Où j'en suis dans mon devoir

J ai commencé a rédiger mais c 'est trop sociologique et pas philosophique :  

L’adolescence est une période difficile où l'on se cherche, elle se caractérise par la construction de l'identité personnelle. Cette quête est parfois mise à mal par les différences sociales visibles via le style vestimentaire. Comment créer une cohésion entre les élèves en gommant ces codes sociaux ? Pour répondre à cette question nous allons étudier le fait que les adolescents de notre époque se jugent au style vestimentaire ce qui n’est pas égal.

 

L'adolescence marque la période transitoire entre l'enfance et le monde des adultes, c’est surtout une période délicate dans l’appropriation de son corps, de ses changements, de ses différences, de son identité et de sa sexualité. D’où la nécessité pour les adolescents de créer des relations, au travers d’un groupe d’appartenance, ils se sentiront ainsi en sécurité et reconnus. Le code vestimentaire va donc indiquer à quel groupe ils appartiennent. 

A présent regardons de plus près cette thématique. Posons-nous la question : qu'est-ce que le vêtement? Selon le dictionnaire Le Petit Robert, les vêtements sont " des objets fabriqués pour couvrir le corps humain, le cacher, le protéger, le parer. «Toutefois, se limiter seulement à cette définition  semble restrictif. 'Examinons plutôt un type de vêtement qui uni formalise traditionnellement. Regardons de plus près les connotations qui s'y rattachent, "habit", "tenue", "costume". Il s'agit de l'uniforme, un habit imposé par un groupe  qui est aussi un code hiérarchique. Un règlement en définit la couleur, la forme, le tissu. Il peut être obligatoire. Le vêtement est également une représentation de soi, il illustre comment " se distinguer des autres et se conformer aux autres". L'homme est confronté au regard de l'autre quotidiennement C'est pourquoi, les adolescents se jugent en fonction de leurs apparences vestimentaires et physiques.

Le port de la blouse dans les établissements français s'est longtemps imposé dans une unanimité presque totale car il symbolisait l'égalité de tous les petits français sans distinction et il permettait de donner un sentiment d’ordre et de discipline adapté à l’apprentissage du savoir. Depuis des années les marques commerciales envahissent les écoles, ce qui soulève des difficultés. Ces marques sont chères et constituent des inégalités sociales et des frustrations pour les élèves qui ne peuvent pas les acquérir. L’instauration du port obligatoire de l'uniforme mettrait fin aux messages provocateurs ou racistes que veulent faire passer certains jeunes à travers leurs tenues. Un vêtement commun  pourrait mettre un frein à l'agressivité provoquée, à l'injustice et la jalousie. L’introduction de la tenue unique permettrait de mettre les élèves au même niveau  et diminuerait les différences qui existent entre les classes sociales. Le port de l'uniforme effacerait ces signes distinctifs et ferait baisser les tensions,  rappellerait que   l'école de la république refuse en son sein les distinctions religieuses et sociales.

L'uniforme invite à la décence envers eux même et les autres, il permet aux enfants d'avoir quelques limites par rapport à l'habillement et de ne pas avoir d'accoutrement exubérant. Les enfants ne risquent pas de subir des moqueries à cause de leur style vestimentaire, l'uniforme permet de bien marquer la différence entre les élèves et les professeurs par exemple afin d'encourager ces derniers à avoir plus de respect.Enfin, l'uniforme permet de ne pas mettre un individu en valeur de par son allure vestimentaire mais plutôt grâce à d'autres compétences (intellectuelles, humaines, sportives). Blaise Pascal dans son essai « les Pensées »

 

 Et j ai trouvé des textes parlant de l'identité :

 

L’identité de l'individu est, en psychologie sociale, la reconnaissance de ce qu'il est, par lui-même ou par les autres. La notion d'identité est au croisement de la sociologie et de la psychologie

Erik Erikson conçoit l'identité comme une sorte de sentiment d'harmonie : l'identité de l'individu est le « sentiment subjectif et tonique d'une unité personnelle et d'une continuité temporelle » (1972). Dans la tradition freudienne, l'identité est une construction caractérisée par des discontinuités et des conflits entre différentes instances (le Moi, le Ça, le Surmoi, etc). Ces deux conceptions parlent de l'identité comme d'une construction diachronique1.

 

Jean Piaget insiste sur la notion de socialisation de l'individu à travers une intériorisation des représentations sociales, principalement par le langage1.

La notion d'identité en sociologie renferme toute la problématique du rapport entre le collectif et l'individuel, le déterminisme social et la singularité individuelle. Il n'est pas possible, à ce jour, de parler de cette notion sans évoquer les grands courants de la sociologie qui ont des approches différentes

« Subjective, elle englobe des notions comme la conscience de soi et la représentation de soi. »3 Codol (1997) estime qu'il ne s'agit en fait que d'une « appréhension cognitive de soi ». Elle englobe trois caractères qui vont ensemble : « constance, unité, reconnaissance du même. »

Plus « objective », elle englobe tout ce qui permet d'identifier le sujet de l'extérieur et qui se réfère aux statuts que le sujet partage avec les autres membres de ses différents groupes d'appartenance (sexe, âge, métier...). L'identité sociale comprend les attributs catégoriels et statutaires qui se réfèrent à des catégories sociales où se rangent les individus (groupes, sous-groupes : « jeune », « étudiant », « femme », « cadre », « père »…). C'est souvent une identité « prescrite » ou assignée, dans la mesure ou l'individu n'en fixe pas, ou pas totalement, les caractéristiques. Cette identité sociale situe l'individu à l'articulation entre le sociologique et le psychologique. Elle envisage, comme le souligne Henri Tajfel, le rôle joué par la catégorisation sociale qui selon lui « comprend les processus psychologiques qui tendent à ordonner l'environnement en termes de catégories : Groupes de personnes, d'objets, d'évènements […] en tant qu'ils sont équivalents les uns aux autres pour l'action, les intentions ou les attitudes d'un individu5. »

L’interactionnisme symbolique vise à expliquer comment se constituent les catégories sociales au cours de l'activité sociale collective et individuelle, et à comprendre les activités des acteurs sociaux dans la mesure où ils attribuent à leurs actions un sens social et symbolique1.

Par exemple, Howard Becker (1985) étudie l'émergence des identités déviantes par rapport à un groupe fixant ses normes. Il arrive ainsi à une théorie de l’« étiquetage », stigmatisation de l'individu, au fonctionnement proche d'une prophétie autoréalisatrice. Ce sociologue étudie aussi le processus d'acceptation par l'individu de cet étiquetage1.

D'après le philosophe Julian Baggini, l’identité personnelle est ce qui fait que nous restons la même personne dans le temps qui passe, grâce à la continuité du corps physique et de l’esprit7.

 

efforts pour promouvoir l’intégration sociale se confrontent à plusieurs sources d’exclusion : on est exclu parce qu’on vit dans la précarité ou dans la pauvreté, parce qu’on est une minorité, un immigrant, un réfugié ou un déviant ; on est discriminé à cause de sa « race », de ses origines, de son sexe, de sa classe sociale, de sa profession, de sa vie intime ou de son style de vie… Ainsi, dans un certain nombre de situations, l’exclusion est surtout issue des conflits d’identité et de la violence qu’ils peuvent impliquer. On peut se demander, dans ce cas, comment l’intégration sociale dépend aussi de la reconnaissance de l’identité. Au fond, c’est une question sur les enjeux du rapport entre mon identité particulière et la vie publique. Si mon identité dans ce qu’elle a de particulier, ce que je suis en tant qu’individu singulier, mon mode de vie, mes valeurs et ma propre conception du bonheur sont ignorés ou stigmatisés dans une société démocratique dans laquelle les droits humains sont assurés, peut-on dire que c’est injuste ? Cette question sera analysée ici avec l’aide de Freud

Tout d’abord, dans la première partie de cet essai, il s’agit d’envisager, selon la tradition de la psychologie sociale, le problème de l’intégration à partir de « l’identification », le processus par lequel aussi bien l’identité personnelle que les liens sociaux sont construits. Freud observe que par son identification aux différents groupes sociaux auxquels il appartient, l’individu se construit une identité originale, qui va au-delà de tous ces modèles, tout en construisant, par les rapports affectifs avec celui auquel il s’identifie, des liens sociaux. Ce thème freudien de l’identification, au moins dans ses aspects les plus généraux, s’entrecroise avec les différentes perspectives des théories contemporaines de la reconnaissance. Ainsi, Axel Honneth trouve dans l’identification la première forme de reconnaissance ; et Charles Taylor montre comment dans le « rapport dialogique » se construit l’identité authentique (une personnalité unique, qui n’est pas déterminée par les contraintes extérieures) aussi bien que la communauté.

L’identification peut ainsi avoir un sens positif pour la construction de l’identité et des liens sociaux. J’appartiens à plusieurs groupes sociaux, je dispose d’une multiplicité d’identités, celle de ma famille, de mon école, de mon église. Je m’identifie à plusieurs personnes, qu’elles soient réelles, idéalisées ou même fictives, et enfin à des images d’identités individuelles ou collectives. De chacune je rejette certains traits et j’en absorbe d’autres (en les transformant). Dans ce processus d’identification, par lequel je suis toujours en transformation, je me construis une personnalité indépendante et originale, qui va au-delà de toutes ces identités auxquelles je m’identifie, étant donné que je ne me limite à aucune d’elles. Je construis mon propre « style », un « look » différencié, une autobiographie unique, un mode de vie alternatif. Je dédie toute ma vie au développement de moi-même, de ma vision de monde, de mes idéaux. Je m’expose à plusieurs risques de perte de sens, mais développe aussi mes propres stratégies pour les vaincre. Mon identité, comme dit Balibar, est « transindividuelle » : mon « moi », ni purement individuel, ni purement collectif, peut être singulier et ne se laisser réduire à aucun modèle. D’où la préférence de Balibar pour qu’on parle, plutôt d’identification que d’identité : l’identité n’est jamais donnée pour toujours ; chaque identité, ambiguë, est en conflit avec les différentes identités qu’elle comporte15. Parallèlement, je développe aussi des rapports affectifs avec celui à qui je m’identifie. Le processus d’identification favorise ainsi la vie en commun. L’identification signifie l’intégration

 




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