Commentaire de texte de KANT

Publié le 30 nov. 2012 il y a 7A par Anonyme - Fin › 7 déc. 2012 dans 7A
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Sujet du devoir

Commentaire de texte de KANT, extrait des Prolégomènes à tout métaphysique future qui voudra se présenter comme science.

Où j'en suis dans mon devoir

Disons que j'ai un peu réfléchis et j'ai consulter des documents, dans le cadre de ce texte voilà ce qui m'aparu important,j'attend votre aide bien entendu car ce texte me laisse assez perplexe!

Voici le texte :
Les limites(dans le cas des êtres étendus) supposent toujours un espace qui se trouve extérieur d'un endroit déterminé ... (jusqu'à) ce qui peut, à titre d'objet des sens, relever de l'expérience et être mis , selon les lois de l'expérience, en connexion avec nos perceptions réelles.

Pour Kant, à l’inverse de Hume, la causalité ne dérive pas de l’habitude. Elle appartient à l’entendement. Ce que dit Kant est : pour que la connaissance soit possible, il faut qu’il y ait une faculté réceptive, sensible, à travers laquelle les sensations sont revues dans l’espace et dans le temps, formes de la sensibilité ; puis il faut qu’il y ait l’entendement, qui organise ces sensations à l'aide de catégories. Il n’oppose pas empirisme et rationalisme car les deux sont indispensables à la connaissance.
La causalité considérée en elle-même n’est qu’une forme, elle doit recevoir sa matière de la sensibilité. D’autre part, les intuitions sans concepts sont aveugles car ni construites, ni organisées.
«Penser quelque chose, c’est conférer à ce quelque chose une unité. Il n’y a pas d’abord une unité qu’ensuite on se met à penser. Penser c’est précisément constituer ce quelque chose en unité»
Une conséquence de ceci, c’est que les lois de la physique peuvent dès lors être dites légitimement nécessaires et universelles. Et donc la science est possible.Une autre conséquence est que, si la recherche scientifique armée de la causalité peut s’aventurer à l’infini, si l’univers s’ouvre sans limites à cette recherche scientifique de l’esprit humain, elle n’atteindra, dans le monde empirique que des phénomènes et jamais les choses en soi. En fin de compte, Kant nous dit que croire n’est pas en contradiction avec la raison. Comme cette raison nous révèle elle-même ses limites, il est raisonnable de les reconnaître là où on ne peut ni démontrer ni réfuter : il est donc permis de croire ou ne de pas croire

A priori ╪ a posteriori (pas d’accent) : ce qui est a priori c’est ce qui est découvert sans l’aide de l’expérience, seulement à l’aide de la raison, par un raisonnement rationnel. Ce qui prouvé a posteriori, c’est ce qui est prouvé à l’aide de l’expérience ou d’expérimentations (voir la distinction de ces notions).

Raison ╪ perception ╪ imagination : La raison, ou faculté rationnelle, est ce qui nous permet d’atteindre une ou plusieurs vérités, par des calculs, des démonstrations et des analyses (ex. : les sciences s’appuient, entre autres, sur des démonstrations rationnelles). La perception c’est le fait de recevoir des sensations du monde extérieur. C’est le matériau brut que l’imagination va synthétiser. L’imagination est la faculté de produire des images, à partir de nos sensations. Pour produire une image, il faut faire la synthèse de différents éléments (ex. : pour produire l’image du « chien », il faut lier sa forme, sa couleur, ce qu’on entend quand il aboie, etc.) : c’est le travail de l’imagination. Parfois ces images sont adéquates au réel, parfois non ce qui conduit à des illusions (voir cette notion).

Limite ╪ borne : Distinction faite par Kant : « en toutes limites il y a aussi quelque chose de positif […] alors que les bornes au contraire ne contiennent que des négations ». La borne est un arrêt (de la connaissance). Elle est infranchissable. La borne est de fait (on la constate). Ex. : le domaine de l’expérience est une borne. La limite est plutôt un seuil ou une frontière ; elle est plutôt en droit (voir distinction de fait ╪ de droit). On ne peut outrepasser une limite sans risque, mais c’est parfois un risque nécessaire à la découverte.


Le titre même de cet ouvrage explicite le projet kantien : il s'agit, après Hume, de refonder la métaphysique sur des bases solides, et d'en faire une science rigoureuse, en imitant l'exemple de la révolution copernicienne. Cette refondation est, dans le même temps, assignation de limites à l'entendement humain : Kant va établir une ligne de partage entre ce qui est accessible à la raison humaine et ce qui la dépasse, permettant ainsi de distinguer la science d'une part, et ce qui relève de la croyance d'autre part.
C’est dans la partie nommée " esthétique transcendantale " que Kant nous explique ce qui se passe au plus bas niveau de notre expérience. Ce niveau, c’est le niveau sensible, immédiat, premier, de l’expérience. Esthétique transcendantale signifie science de la sensation, et plus précisément, science des conditions de toute expérience sensible (science des principes a priori de la sensibilité). Il se pose la question de savoir comment elle est possible, et quels éléments sont requis.
 Au point de départ de toute expérience, qu’avons-nous ? Un ensemble de données sensibles non ordonnées (un " fouillis sensible ", que Kant nomme le divers de la sensation, ou encore, la matière de toute représentation/ intuition sensible). Ce chaos n’a rien en lui qui lui permette d’être ordonné. Il s’agit de tout ce que le sujet reçoit de l’extérieur. C’est donc la matière de l’expérience.
C’est l’esprit qui va lui donner une première mise en forme, une première unité, grâce à ses cadres que sont l’espace et le temps. L’espace et le temps sont des structures de notre esprit, que Kant nomme à ce stade notre " sensibilité " (= côté sensible de l’esprit). Ils ne sont donc pas dans les choses elles-mêmes. Ces cadres sont appelés des " intuitions pures " ou encore " formes de l’intuition ". Ceci, parce que, nous l’avons déjà vu, ils ne viennent pas de l’expérience. Mais ils sont antérieurs à elle, et en sont la condition même de possibilité. On ne peut rien imaginer sans se représenter ce quelque chose dans un espace ou dans un temps.
 Exemple de l’espace : afin que nous puissions nous rapporter à des objets comme étant hors de nous et comme placés tous ensemble dans l’espace, il faut déjà que j’ai la représentation d’espace. Cf. Esthétique Transcendantale, in Critique de la raison pure, I, § 2, 1) : " l’expérience extérieure n’est elle-même possible avant tout qu’au moyen de cette représentation ". D’où :
Kant, CRPure, Esthétique Transcendantale, I, § 2, 1) : L’espace est une représentation nécessaire a priori qui sert de fondement à toutes les intuitions extérieures. On ne peut jamais se représenter qu’il n’y ait pas d’espace, quoique l’on puisse bien penser qu’il n’y ait pas d’objets dans l’espace. Il est considéré comme la condition de possibilité des phénomènes, et non pas comme une détermination qui en dépende, et il est une représentation a priori qui sert de fondement, d’une manière nécessaire, aux phénomènes extérieurs.
 
b) Que dans toute expérience il entre encore des éléments a priori appelés concepts purs ou catégories –l’analytique transcendantale

Ensuite, une fois cette première unité obtenue, une fois établi ce premier ordre dans les données que nous recevons du dehors, l’esprit va recourir à d’autres cadres : ces cadres sont appelés des " catégories ", ou " concepts purs ".
 Kant expose ces éléments intellectuels (non plus sensibles) a priori de la connaissance dans la logique transcendantale, et plus précisément, dans la partie de cette logique appelée " analytique transcendantale " : il s’agit de la science de nos concepts a priori.
 Exemples : la cause, la substance (permanence dans le temps). Ces concepts purs, indépendants de l’expérience, mettent en rapport les objets divers qui constituent notre expérience, en en faisant la liaison (= synthèse).
 Comment Kant les a-t-il trouvés ? En prenant pour fil directeur la table logique des jugements établie par la logique formelle (issue d’Aristote). Pourquoi ? Parce que le concept est ce qui nous permet d’unifier en une représentation une diversité de représentations.
(….....)


2) Le phénomène et la chose en soi
Le " génie " de Kant va consister à dire qu’il est nécessaire de prendre l’objet en deux sens. Il y a l’objet tel qu’il nous apparaît, tel qu’il est pour nous, pour notre esprit, et l’objet tel qu’il est en dehors de nous, en soi, indépendamment de nous. Le premier objet, Kant le nomme " phénomène " ; le second, la " chose en soi ". Ce n’est que de cette manière qu’on va pouvoir admettre et comprendre la possibilité d’une connaissance a priori et de sa légitimité.
 Mais avant d’expliquer en détail cette distinction, il nous faut préciser un point important.
 a) Que ces éléments a priori ne valent que dans les limites de l’expérience (" nos intuitions sans concepts sont aveugles, et nos concepts sans intuitions sont vides ") –l’analytique des principes
Nous avons dit que les intuitions pures et les concepts purs sont antérieurs et donc indépendants de toute expérience, mais aussi, qu’ils sont les conditions de possibilité de l’expérience. De là, découle une limitation de nos intuitions et concepts purs. Kant va dire (dans la seconde partie de la logique transcendantale intitulée " analytique des principes " =ensemble des règles auxquelles on doit recourir pour l’application des catégories à l’expérience) qu’ils ne valent que dans les limites de l’expérience, et qu’en combinaison avec l’expérience.
 Expliquons-nous : Nous avons dans notre esprit des formes pures a priori qui nous permettent d’avoir une expérience, et qui sont même l’origine des lois de la nature. Mais ces formes pures a priori ne sont que les formes de toute pensée, elles ne sont que la possibilité de l’expérience, pas la réalité ! On peut bien par elles penser (puisqu’elles sont des connaissances possibles), mais ce n’est pas encore connaître. Pour qu’il y ait connaissance, il faut toujours une intuition, une expérience (au sens de " réalité extérieure ", si on veut, pas au sens de connaissance). C’est en recourant qu’on peut passer du possible au réel.
 Cela revient à dire qu’on ne peut avoir une connaissance absolue des choses, puisqu’on ne peut connaître les choses que dans certaines limites. Kant peut ici expliquer en quoi consiste l’échec de la métaphysique : elle n’a pas vu que les concepts purs a priori ne sont que les formes générales de toute pensée, ie, que, en tant que telles, elles sont vides … et que leur utilisation " valide " nécessite le recours à l’expérience, un " remplissage "…
 Suite à cela, Kant va nommer " entendement " la faculté de l’esprit par laquelle nous connaissons (= faculté des concepts). La " raison " est quant à elle définie comme la faculté de l’esprit par laquelle nous avons tendance à réifier ces concepts purs, à croire qu’ils peuvent nous donner des connaissances indépendamment de toute expérience (= faculté des Idées, une Idée étant une conception à laquelle rien ne correspond dans l’expérience).
 
b) Que tout ce que nous pouvons connaître, ce sont des phénomènes, non les choses en soi 1)Explication de l’échec de la métaphysique
Nous avons vu ci-dessus que cet échec était dû à un usage non critique de la raison. Mais encore ? Quel est précisément le principe de son erreur ?
 Elle étend tout simplement les concepts purs de l’entendement, hors de toute expérience possible. Plus précisément, elle attribue aux choses en elles-mêmes, ce qui ne vaut que des phénomènes. Kant appelle cet usage, un usage " transcendant " (qui va au-delà de toute expérience possible).
La raison dans son usage métaphysique croit avoir affaire, à travers les concepts purs de l’entendement, à des objets réels, et même plus réels que ceux de l’expérience sensible, en tant qu’ils sont dépourvus de toute détermination sensible. Ce sont des êtres " intelligibles ", des êtres " d’entendement ", de pensée pure. Kant les nomme des " noumènes " (cf. (C) § 45)
 NB : si la métaphysique est ici illégitime, elle est pourtant bien naturelle, et nul homme ne peut y échapper, pas même le scientifique. En effet, la science ne pouvant connaître que dans les limites de l’expérience, et que dans les limites de notre sensibilité, on ne peut qu’être insatisfait par ses explications. L’expérience ne peut jamais satisfaire la raison. On veut en savoir toujours plus, et remonter encore plus loin, jusqu’à l’origine de ce qui est, et de ce qu’explique la science. Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Y avait-il un temps avant la création ou la naissance du monde ?, etc. : voilà des questions qui appartiennent à la dialectique naturelle de la raison humaine, comme le dit Kant. Ce qui revient à dire que la raison est naturellement métaphysique, tout comme l’homme. Si la raison humaine est malade, cette maladie est pourtant au bout du compte bénéfique : en effet, elle devient pour l’entendement scientifique un véritable guide vers un usage toujours plus étendu de ses concepts. Elle empêche l’entendement d’en rester à ce qu’il connaît, et elle le pousse à de nouvelles connaissances. Kant nomme cet usage positif de la raison " usage régulateur " ; c’est cette raison que l’on retrouve dans la Critique de la faculté de juger, qui s’intéresse à nos jugements esthétiques…

Allons plus loin : non seulement les formes de l’esprit ne valent que dans les limites de l’expérience, et qu’en combinaison avec l’expérience, mais elles ne valent que pour l’homme, et que pour la façon qu’ont les choses d’apparaître à l’homme.
Extraits de la Critique de la raison pure, Esthétique Transcendantale : p. 66 : Ces intuitions " ne se rapportent aux objets qu’en tant qu’ils sont considérés comme phénomènes et non qu’ils sont pris comme choses en soi. Les phénomènes forment seuls le champ où elles aient de la valeur ; si l’on sort de ce champ, on ne trouve plus à faire de ces formes un usage objectif "
I, § 3 b) : " cette proposition : " toutes les choses sont juxtaposées dans l’espace ", n’a de valeur qu’avec cette limitation, que les choses soient prises comme objets de notre intuition sensible. Si donc j’ajoute ici la condition au concept et que je dise : " toutes les choses, en tant que phénomènes externes, sont juxtaposées dans l’espace, cette règle a alors une valeur universelle et sans restriction "
Ces éléments purs a priori ne s’appliquent qu’à la manière qu’ont les choses de nous apparaître, pas aux choses telles qu’elles sont en soi (=indépendamment des conditions de notre sensibilité). Nous ne pouvons donc connaître les choses comme elles sont, mais seulement comme elles nous apparaissent. Nous ne pouvons nous représenter les choses que dans l’espace et dans le temps, que dans des liens de causalité, etc., mais cela n’est valable que de l’homme : Sans cette restriction, nous dit Kant, on ne voit pas comment on pourrait savoir a priori quoi que ce soit sur la " réalité " ! Cf. (C) 287 : sinon, " on ne voit pas du tout comment les choses devraient s’accorder nécessairement avec l’image que nous nous chargeons nous-mêmes d’établir à l’avance ". Si les objets de notre expérience étaient les choses en soi, alors, tout ce qu’on en apprendrait devrait d’abord nous être donné ; mais le problème est que l’expérience ne nous apporte rien d’universel et nécessaire, bref : on n’aurait alors aucune connaissance. Alors que si on admet que nous ne connaissons des choses que les phénomènes, et, les choses telles qu’elles obéissent à notre sensibilité (espace et temps), alors, on peut comprendre que l’on puisse avoir en nous, a priori, de quoi intuitionner ces objets de manière universelle et nécessaire.



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