Texte argumentatif de Rousseau emile ou de l'education

Publié le 6 janv. 2010 il y a 12A par Anonyme - Fin › 6 févr. 2010 dans 11A
12.00 / 20
5

Sujet du devoir

Je ne conçois qu’une manière de voyager plus agréable que d’aller à cheval, c’est d’aller à pied. On part à son moment, on s’arrête à sa volonté, on fait tant et si peu d’exercice qu’on veut. On observe tout le pays ; on se détourne à droite, à gauche ; on examine tout ce qui nous flatte ; on s’arrête à tous les points de vue. Aperçois-je une rivière, la côtoie ; un bois touffu, je vais sous son ombre ; une grotte, je la visite ; une carrière, j’examine les minéraux. Partout où je me plais, j’y reste. A l’instant où je m’ennuie, je m’en vais. Je ne dépends ni des chevaux ni du postillon. Je n’ai pas besoin de choisir des chemins tout faits, des routes commodes ; je passe partout où un homme peut passer ; je vois tout ce qu’un homme peut voir ; et, ne dépendant que de moi-même, je jouis de toute la liberté dont un homme peut jouir.
J’ai peine à comprendre comment un philosophe peut se résoudre à voyager autrement et s’arracher à l’examen des richesses qu’il foule aux pieds et que la terre prodigue à sa vue. Qui est-ce qui, aimant un peu l’agriculture, ne veut pas connaître les productions particulières aux climats des lieux qu’il traverse, et la manière de les cultiver ? Qui est-ce qui, ayant un peu de goût pour l’histoire naturelle, peut se résoudre à passer un terrain sans l’examiner, un rocher sans l’écorner, des montagnes sans herboriser, des cailloux sans chercher des fossiles ?
Combien de plaisirs différents on rassemble par cette agréable manière de voyager ! sans compter la santé qui s’affermit, l’humeur qui s’égaie. J’ai toujours vu ceux qui voyageaient dans de bonnes voitures bien douces, rêveurs, tristes, grondants, ou souffrants et les piétons toujours gais, légers et contents de tout. Combien le cœur rit quand approche le gîte ! combien un repas grossier paraît savoureux ! avec quel plaisir on se repose à table ! Quel bon sommeil on fait dans un mauvais lit ! Quand on ne veut qu’arriver, on peut courir en chaise de poste mais quand on peut voyager, il faut aller à pied.

Jean-Jacques Rousseau, emile ou de l'éducation(1762)

Où j'en suis dans mon devoir

bjr je dois effectuer un tas de questions et j'aimerais bien avoir de l'aide car j'ai un peu de mal dans ce domaine voici les questions

1-donner un titre au texte?
2-quelle est la thèse défendue par l'auteur?
3-quels sont ses arguments?
4-quels sont les exemples utilisés pour appuyer chaque argument?



0 commentaire pour ce devoir



Ils ont besoin d'aide !

Il faut être inscrit pour aider

Crée un compte gratuit pour aider

Je m'inscrisOU

J'ai déjà un compte

Je me connecte