"Le reflet" de Didier Daeninckx.

Publié le 1 avr. 2013 il y a 11A par Anonyme - Fin › 2 avr. 2013 dans 11A
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Sujet du devoir

Didier Daeninckx, "Le reflet".
J'aii besoin D'aide pour ces 7 questions de Didier Daeninckx, "Le reflet". Les autres j'en ai deja Fini =D Merci D'aide S.V.P le Texte est Tout en bas !!!!

Où j'en suis dans mon devoir

2- Selon quels critères choisit-il ses employés ? Qu'est-ce que cela nous apprend sur lui ?



3- a).Quels autres éléments le rendent détestable ? Justifiez votre réponse par des éléments précis.

b).Justifiez l'emploi de ce niveau de langue dans la nouvelle.



5-a).Quel est le point de vue narratif dominant dans le texte ? Justifiez.

b).Quel est le niveau de langue utilisé ? donnez deux exemples.



6-a).Quel rôle joue le miroir ? b).



9-a).Selon vous, qu'est-ce que l'auteur cherche à denoncer ?

b).La maniére dont il le fait vous semble-t-elle convaincante ? Justifiez.



13-Qui désigne l'adjectif "Terrorisé" (L.29) . Trouvez deux mots de la même famille et précisez leur nature.



17-Expliquez en quoi consiste le chute de la nouvelle.

Reponse: Moi j'ai mis que

Depuis le début, le vieux haïssait les noirs, les méprisait, les insultait, les traitait mal, mais ce n'est qu'à la fin, au moment où il se voit dans la glace qu'il comprend qu'il est également de couleur de peau noir. Il a viré toute sa vie et a mépris des gens qui étaient comme lui, qui étaient de même couleur, de même race sans se rendre compte qu'il était lui même une de ces personnes, personne ne lui a jamais dit et rien dans le texte, mis à part le titre, ne peut nous influencer à savoir qu'il était lui même une personne qu'il devrait haïr. A ses yeux il devient son propre ennemi

es que c'est bom ????



Toujours en train de gueuler, d’éructer, d’agonir ! Derrière son dos, ça fusait, les insultes. Le porc, l’ordure, le Führer… Impossible de tenir autrement. Les courbettes par-devant, les salamalecs, le miel, le cirage. Et l’antidote dès la porte franchie. Apprendre à sourire dans le vide en serrant les dents. Le pire, c’était les premiers temps, quand on arrivait à son service, alléché par le salaire de mille dollars nourri-logé… Il vous laissait approcher en vous regardant de ses yeux morts et vous plaquait les mains sur le visage, vérifiant l’ourlé des lèvres, l’épatement du nez, le grain de la peau, le crépu des cheveux. Au moindre doute le vieux se mettait à hurler de dégoût. « Enfants de pute, virez-moi ça, c’est un Noir ! » Le type y allait de sa protestation.

« Non, monsieur, je vous jure… »

Mais ça ne servait à rien. Il repartait plein d’amertume, un billet de cent dollars scotché sur la bouche, incapable de comprendre qu’il était tombé du bon côté et que l’horreur attendait les rescapés surpayés de la sélection.

L’aveugle habitait un château construit à flanc de colline, à quelques kilomètres de Westwood, et toute la communauté vivait en complète autarcie sur les terres environnantes, cultivant le blé, cuisant le pain, élevant le bétail. Le vieux ne s’autorisait qu’un luxe : l’opéra et les cantatrices blanches qu’il faisait venir chaque fin de semaine et qui braillaient toutes fenêtres ouvertes, affolant la basse-cour.

Il ne dormait pratiquement pas, comme si l’obscurité qui l’accompagnait depuis sa naissance lui épargnait la fatigue. Ses gens lui devaient vingt-quatre heures quotidiennes d’allégeance. Le toubib vivait en état d’urgence permanent et tenait grâce aux cocktails de Valium et de Temesta qu’il s’ingurgitait matin midi et soir. Le vieux prenait un malin plaisir à l’asticoter, contestant ses diagnostics, refusant ses potions. Ces persécutions n’empêchèrent pas le docteur d’avertir son patient de la découverte d’un nouveau traitement qui parvenait à rendre la vue à certaines catégories d’aveugles. Le vieux embaucha une douzaine d’enquêteurs aryens et leurs investigations établirent que le procédé en question ne devait rien aux Noirs.

On fit venir à grands frais la sommité et son bloc opératoire. Le vieux se coucha de bonne grâce sur le billard et s’endormit sous l’effet du Pentothal1 . Il se réveilla dans le noir absolu et demeura trois longs jours la tête bandée, ignorant si ses yeux voyaient ou non ses paupières.

Le chirurgien retira enfin les pansements. Le vieux ouvrit prudemment les yeux et poussa un cri terrible. Un Noir à l’air terrible lui faisait face. Il se tourna vers le chirurgien, terrorisé.

« Qu’est-ce que ça veut dire ! Foutez-le dehors… »

Le toubib, qui nettoyait les instruments, s’approcha doucement de lui, posa la main sur son épaule et l’obligea à regarder droit devant lui.

« Alors il faut que vous sortiez… Ce que vous avez devant vous s’appelle une glace, monsieur : ceci est votre reflet. »



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