Commentaire à compléter(intro, 2 paragraphes et la conclusion)

Publié le 6 janv. 2010 il y a 12A par Anonyme - Fin › 8 févr. 2010 dans 11A
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Sujet du devoir

Emile ZOLA (1840-1902), Thérèse Raquin, chapitre XI (1867)

Le crépuscule venait. De grandes ombres tombaient des arbres, et les eaux étaient noires sur les bords. Au milieu de la rivière, il y avait de larges traînées d’argent pâle. La barque fut bientôt en pleine Seine. Là, tous les bruits des quais s’adoucissaient ; les chants, les cris arrivaient, vagues et mélancoliques, avec des langueurs tristes. On ne sentait plus l’odeur de friture et de poussière. Des fraîcheurs traînaient. Il faisait froid.
5 Laurent cessa de ramer et laissa descendre le canot au fil du courant.
32 Devoir 02-FR20-09
En face, se dressait le grand massif rougeâtre des îles. Les deux rives, d’un brun sombre taché de gris, étaient comme deux larges bandes qui allaient se rejoindre à l’horizon. L’eau et le ciel semblaient coupés dans la même étoffe blanchâtre. Rien n’est plus douloureusement calme qu’un crépuscule d’automne. Les rayons pâlissent dans l’air frissonnant, les arbres vieillis jettent leurs feuilles. La campagne, brûlée par les rayons ardents de l’été, sent la mort venir avec les premiers vents froids. Et il y a, dans les cieux, des souffles plaintifs de désespérance. La nuit descend de haut, apportant des linceuls dans son ombre.
Les promeneurs se taisaient. Assis au fond de la barque qui coulait avec l’eau, ils regardaient les dernières lueurs quitter les hautes branches. Ils approchaient des îles. Les grandes masses rougeâtres devenaient sombres ; tout le paysage se simplifiait dans le crépuscule ; la Seine, le ciel, les îles, les côteaux n’étaient plus que des tâches brunes et grises qui s’effaçaient au milieu d’un brouillard laiteux.

D'après cet extrait on doit compléter le commentaire par le plan suivant:

Axe 1 : Qu’est ce qui caractérise l’organisation de cette description ?

1- Une description faite selon des points de vue complémentaires
2- La transcription de différentes sensations renforce l’impression réaliste
3- Zola fait le tableau d’une nature impressionnante (éléments relevant de la composition d’une image)

Axe 2 : Quelles sont les différentes fonctions de cette description ?

1- Cette description a d’abord une fonction explicative
2 La peinture du lieu permet d’annoncer symboliquement le crime qui va être perpétré
3- Cette description participant d’un réseau d’échos (les scènes d’évocation de la morgue, le caveau funèbre) crée un climat tragique.

Commentaire à compléter :

"Introduction à rédiger"

Axe 1

Paragraphe 1
La description s’organise selon une double visée à la fois réaliste et esthétique, grâce à différents procédés focalisation, diversité des sensations et thématiques ressortissant à la peinture impressionniste. En effet, le point de vue omniscient est employé à plusieurs reprises, comme aux lignes 7 à 10 qui sont au présent. De « rien n’est plus douloureusement calme » à : « dans son ombre », nous sont rapportées des impressions générales sur l’automne. Mais, dans un souci de représentation le plus exact possible de la perception de la réalité, le point de vue des personnages est employé aussi, mais de façon ambiguë. En effet, le point de vue du narrateur lui semble toujours inextricablement mêlé. Ainsi, la phrase « Laurent cessa de ramer et laissa descendre le canot au fil du courant. » peut introduire le point de vue de Laurent qui se met alors à regarder le paysage qui l’entoure : « En face, se dressait le grand massif rougeâtre des îles… ». Toutefois l’absence de tout verbe de perception ainsi que le changement de paragraphe crée un doute, une hésitation : ne s’agit-il pas encore du point de vue omniscient ? On peut en conclure que le narrateur tend à effacer, amoindrir sa présence autant que possible, semblant doter ses personnages d’une vie et d’une intelligence propres.

"Paragraphe 2 à rédiger"(petit 2 de l'axe 1)
"Paragraphe 3 à rédiger"(petit 3 de l'axe 1)

Axe 2

Paragraphe 1
Cette description joue deux rôles : explicatif et symbolique.
La plus évidente est d’abord une fonction explicative : toutes les conditions sont réunies pour commettre un crime impunément, à commencer par l’isolement : « La barque fut bientôt en pleine Seine » ; le personnage qui prémédite le meurtre, sa complice et la victime désignée qui ne sait pas nager sont à l’écart de tout. D’éventuels témoins ne verraient pas grand-chose, d’abord à cause du brouillard, « un brouillard laiteux », la métaphore du lait soulignant sa quasi-opacité (on ne voit que « des taches brunes et grises »),ensuite à cause du soir qui tombe (« De grandes ombres tombaient des arbres »), et enfin à cause de l’éloignement. Des cris éventuels (en principe quelqu’un qui se noie ne crie pas) seraient indéchiffrables, puisque les sons parviennent à peine aux oreilles de Laurent, Thérèse et Camille : « les bruits des quais s’adoucissaient » ; les cris arrivaient, vagues ». L’eau doit être froide, car la température est fraîche : noyer Camille n’en sera que plus facile, une congestion ou une hydrocution est probable. Enfin, on ne risque pas de le repêcher rapidement, à supposer que quelqu’un veuille se porter à son secours, d’abord en raison du courant, puis du fait que les eaux manquent de transparence : elles sont « noires sur les bords » et forment « de larges traînées d’argent pâle » au milieu, reflets du brouillard qui rendent la surface miroitante. La fonction explicative permet à cette description de s’intégrer parfaitement dans l’action. Elle fait percevoir les intentions des criminels car le décor est vu à travers leur état d’âme. Le lecteur comprend que, les circonstances étant propices à un assassinat, le sort de Camille est scellé.

Paragraphe 2
Mais cette description joue aussi un rôle symbolique, et ce à double titre. Premièrement, si elle trouve si bien sa place à ce moment du récit, c’est qu’elle permet à l’auteur non seulement de justifier le crime mais aussi de le narrer symboliquement et par anticipation. Cette lecture du texte est rendue possible par le choix d’un lexique souvent polysémique. En effet, Zola se sert de mots à double sens. Les « larges traînées d’argent pâle » peuvent ainsi évoquer métaphoriquement l’« argent » de Madame Raquin, ses économies, un des mobiles essentiels du crime. Quant aux couleurs « sombre(s) » du paysage, notées à deux reprises (lignes 6 et 12), elles sont en rapport avec la tombée de la nuit et, en même temps, avec le dessein de Thérèse et Laurent, à la fois funeste et dissimulé : ils ont un sombre projet. On remarque également deux occurrences du substantif « ombre(s) » (lignes 1 et 10), synonyme d’obscurité dans le contexte ; mais une ombre est aussi un fantôme ; le terme ne prépare-t-il pas à l’apparition du spectre de Camille ? Toutes ces ambiguïtés créent une impression troublante. On note aussi dans ce passage la récurrence du thème de la chute, avec les verbes « tombaient » et « descend (re) ». Or la chute connote la déchéance et la mort, la descente au fond du trou. On peut y voir aussi une allusion à la noyade, à la plongée dans le fleuve. En outre, Zola exploite le champ lexical de la mort, tantôt de manière explicite (« la campagne [...] sent la mort venir »), tantôt de manière implicite : « Le crépuscule venait », et le crépuscule c’est la fin du jour, sa mort. La détérioration physique se manifeste à travers « les arbres vieillis », la campagne « brûlée » ; le déclin de la végétation est à l’image de la dégénérescence de Camille. Quant aux « souffles plaintifs », ils évoquent le râle des mourants. Par ailleurs, l’absence de sensation suggère la mort : « on ne sentait plus l’odeur de friture et de poussière ». Le froid est omniprésent, de même que la pâleur comme l’indique l’abondance de son champ lexical : « argent pâle » (ligne 2), « blanchâtre » (ligne 7), « les rayons pâlissent » (ligne 8), « laiteux » (ligne 14). Le « calme » suggère l’immobilité de la mort, rappelée plus directement par les « linceuls » et « l’étoffe blanchâtre » qui font penser aux rites funèbres. Le deuil apparaît avec l’adjectif « noires » et tout ce qui s’en rapproche ; le paysage est quasiment en deuil, même les rouges devenant sombres. Enfin, l’atmosphère s’imprègne de tristesse grâce à la personnification de la nature qui apparaît languissante et déclinante avec les termes « mélancoliques », « langueurs tristes », « douloureusement », « plaintifs » et « désespérance ».

Paragraphe 3
Enfin, au moyen de divers jeux d’échos, Zola va plus loin : il annonce les scènes de la morgue. « Les promeneurs se taisaient » : ils semblent se recueillir, comme tous ceux qui vont à la morgue pour identifier le corps d’un proche et comme Laurent qui restera « pendant cinq grandes minutes » à contempler le cadavre de sa victime. Le « fil du courant » correspond à l’« eau courante » de la morgue ; le « froid » et les « souffles » du bord de Seine préludent aux « souffles froids » de la morgue. « L’air frissonnant » du crépuscule d’automne préfigure « les frissons » de Laurent quand il va à la morgue ou quand il en revient. Les « taches [...] grises » font penser aux « rangées de dalles grises » sur lesquelles « les corps nus faisaient des taches ». Ce paysage funèbre préfigure donc la suite du récit et crée un climat tragique.

"Conclusion à rédiger"

Où j'en suis dans mon devoir

Bonjour!
J'ai déjà commencé l'introduction les deux paragraphes et un peu la conclusion.
Le problème c'est que l'introduction n'est pas vraiment complète je ne trouve pas de problématique! Les deux paragraphes manquent encore quelques citations je ne sais pas quelles citations je pourrais ajouter! J'ai tout donné! Et pour la conclusion je dois l'ouvrir sur un autre sujet mais je ne sais pas lequel.
Merci de m'aider, s.v.p.

Donc voici mon travail:

Introduction :

Le texte est un roman extrait de l’œuvre d’Emile Zola intitulé « Thérèse Raquin » écrit en 1867. Dans ce passage, l’auteur décrit le meurtre de Camille organisé par Thérèse, sa femme et Laurent, l’amant de cette dernière. Nous verrons dans un premier temps (Axe 1) ensuite dans un autre (Axe 2).

Paragraphe 2 (Axe 2:petit 2)

La transcription s’organise selon différentes sensations. Le calme et le crépuscule venant renforce l’impression réaliste.
Tout d’abord, le fait que « la barque fut bientôt en pleine Seine » nous explique que le meurtre va bientôt se produire. Les personnages ne peuvent plus reculer ni avancer, ils sont presque au milieu de la Seine, le trou ou plutôt la tombe de Camille. Des peines et tristesses se préparent « les cris arrivaient, vagues et mélancolique, avec des langueurs tristes ». On s’attend à des regrets et de lourdes blessures « les souffles plaintifs de désespérance ». Laurent à choisit le bon moment pour ne pas se faire remarquer de son crime « Rien n’est plus douloureusement calme qu’un crépuscule d’automne ».

Paragraphe 3 (Axe 1: petit 3)

Zola donne de l'importance pour les éléments de la nature. Il impose la saison de l'automne qui serait plus discrète " rien n'est plus douloureusement calme qu'un crépuscule d'automne qui marquerait la fin de la nature. Les végétaux se fanent " les arbres vieillis jettent leurs feuilles" et ils avaient " de grandes ombres" qui faisaient penser à des fantômes, ce qui favorise l'entrer de la mort de Camille. Lorsque le futur assassin, Laurent, est dans la Seine, celle-ci devient un endroit impure et change de couleur" les eaux étaient noirs sur les bords" comme si elle prenait possession de l'état d'esprit de Laurent, ce qui fait une similitude avec le temps " il faisait froid".

Conclusion

La place du meurtre est bien définie sur le climat tragique. En effet, elle renforce le fait qu’un crime puisse s’y commettre.
Zola caractérise l’organisation de cette description surtout par les éléments de la nature. Il compose ainsi un tableau typiquement réaliste



2 commentaires pour ce devoir


Anonyme
Posté le 7 janv. 2010
Coucou ben moi aussi je suis entrain de faire ce devoirs et je n'arrive pas le parragraphe 3 !!

je peut t'aider pr lintro ! déjà un conseil tn intro est vraiment tp courte il faudrait que tu décrives la scène car il faut que tu te mettes en tête que le commentaire que tu écris c'est quelqu'un qui ne connait pas le texte qui va le lire donc par exemple dit quand et où se déroule la scène, avec qui, et pourquoi ?

Voila euh maintenant pour le paragraphe 2 je trouve aussi qu'il es tp court !! Le mien ft 26 lignes :s !!
Un conseil la question 2 ds lexo question ces se que tu doit réécrire ds ton paragraphe 2 mais en le développent et en donnant des citations! Ds ce paragraphe il te faut relever et commenter le rôle des sensations.

Jsp que tu ma comprise !! mais des que je fini mn devoirs et si je peux t'aider plus je le ferais !!

Bonne continuation et si ta pas compris tout se que je t'ai dis n'hésite pas à poser tes question !

Bye

Anonyme
Posté le 13 janv. 2010
Alors tu en es ou depuis ??

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