Question de préparation

Publié le 10 avr. 2020 il y a 1M par kayla13 - Fin › 13 avr. 2020 dans 1M
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Sujet du devoir

Bonjour j'aimerais que vous m'aidiez s'il vous plaît c'est urgent:

I – Expliquez les expressions ou mots suivants (soulignés dans le texte)

- « entretenir » 
- « goûter » (l 3)
- « débiter » 
- « Il croit peser à ceux à qui il parle » 
- « complaisant » 


II – Comment Giton est-il physiquement caractérisé ? Même question pour Phédon ?
Quel lien peut-on établir entre leur attitude et leur comportement ?


III – Comment Giton se comporte-t-il vis-à-vis de ses semblables ? Même question pour Phédon (Justifiez en citant le texte)


IV – Relevez dans le premier texte un élément qui montre un jugement de Montesquieu sur Giton.
Comment appelle-t-on ce type de portrait ?


V – Relevez les éléments, les constructions grammaticales, qui vous semblent similaires dans les deux textes ? Quelle est la critique (valable pour les deux personnages) formulée par Montesquieu dans ces textes ?

Où j'en suis dans mon devoir

Texte:
Giton a le teint frais, le visage plein et les joues pendantes, l'oeil fixe et assuré, les épaules larges, l'estomac haut, la démarche ferme et délibérée. Il parle avec confiance ; il fait répéter celui qui l'entretient, et il ne goûte que médiocrement tout ce qu'il lui dit. Il déploie un ample mouchoir, et se mouche avec grand bruit ; il crache fort loin, et il éternue fort haut. Il dort le jour, il dort la nuit, et profondément ; il ronfle en compagnie. Il occupe à table et à la promenade plus de place qu'un autre. Il tient le milieu en se promenant avec ses égaux ; il s'arrête, et l'on s'arrête ; il continue de marcher, et l'on marche : tous se règlent sur lui. Il interrompt, il redresse ceux qui ont la parole : on ne l'interrompt pas, on l'écoute aussi longtemps qu'il veut parler ; on est de son avis, on croit les nouvelles qu'il débite. S'il s'assied, vous le voyez s'enfoncer dans un fauteuil, croiser les jambes l'une sur l'autre, froncer le sourcil, abaisser son chapeau sur ses yeux pour ne voir personne, ou le relever ensuite, et découvrir son front par fierté et par audace. 

Il est enjoué, grand rieur, impatient, présomptueux, colère, libertin, politique, mystérieux sur les affaires du temps ; il se croit des talents et de l'esprit. Il est riche. 

Phédon a les yeux creux, le teint échauffé, le corps sec et le visage maigre ; il dort peu, et d'un sommeil fort léger ; il est abstrait, rêveur, et il a avec de l'esprit l'air d'un stupide : il oublie de dire ce qu'il sait, ou de parler d'événements qui lui sont connus ; et s'il le fait quelquefois, il s'en tire mal, il croit peser à ceux à qui il parle, il conte brièvement, mais froidement ; il ne se fait pas écouter, il ne fait point rire. Il applaudit, il sourit à ce que les autres lui disent, il est de leur avis ; il court, il vole pour leur rendre de petits services. Il est complaisant, flatteur, empressé ; il est mystérieux sur ses affaires, quelquefois menteur ; il est superstitieux, scrupuleux, timide. Il marche doucement et légèrement, il semble craindre de fouler la terre ; il marche les yeux baissés, et il n'ose les lever sur ceux qui passent. 

Il n'est jamais du nombre de ceux qui forment un cercle pour discourir ; il se met derrière celui qui parle, recueille furtivement ce qui se dit, et il se retire si on le regarde. Il n'occupe point de lieu, il ne tient point de place ; il va les épaules serrées, le chapeau abaissé sur ses yeux pour n'être point vu ; il se replie et se renferme dans son manteau. Il n'y a point de rues ni de galeries si embarrassées et si remplies de monde, où il ne trouve moyen de passer sans effort, et de se couler sans être aperçu. 

Si on le prie de s'asseoir, il se met à peine sur le bord d'un siège ; il parle bas dans la conversation, et il articule mal ; libre néanmoins sur les affaires publiques, chagrin contre le siècle, médiocrement prévenu des ministres et du ministère. Il n'ouvre la bouche que pour répondre ; il tousse, il se mouche sous son chapeau, il crache presque sur soi, et il attend qu'il soit seul pour éternuer, ou, si cela lui arrive, c'est à l'insu de la compagnie : il n'en coûte à personne ni salut ni compliment. Il est pauvre. 
Jean de la Bruyère
Les Caractères (1688)




1 commentaire pour ce devoir


Entrechat
Entrechat
Posté le 10 avr. 2020

« entretenir » : "il fait répéter celui qui l'entretient"- celui qui lui parle.

- « goûter » (l 3): " il ne goûte que médiocrement tout ce qu'il lui dit" - il n'apprécie que...

- « débiter » : "on croit les nouvelles qu'il débite" - il  donne des nouvelles
- « Il croit peser à ceux à qui il parle » : il croit ennuyer
- « complaisant » : il ne contredit pas.


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